mercredi 24 décembre 2014

Nintendo E3 2011 à Paris

compte rendu.

Si Mario Kart 3DS ne déroutera pas les habitués de la série il innove dans la variété des véhicules contrôlables. La version Wii laissait Mario et ses amis piloter une moto, ici les karts sont équipés de propulseurs subaquatiques ou de deltaplanes qui seront utilisés à certains moments. Détail amusant, dans la démo qui m'a été proposée on pouvait également observer le retour des pièces à collecter pendant la course, chose disparue depuis l'opus paru sur Game Boy Advance, cependant rien ne nous garantit qu'elles restent dans la version finale.
Les karts sont désormais customisables. En effet le choix des roues et du deltaplane sont laissés au joueur. Ceci apportera un nombre conséquent de possibilités. Dans cette préversion seuls 8 personnages classiques (Mario, Toad, Yoshi etc.) étaient proposés mais ce nombre devrait être plus élevés et les Mii devrait intégrer la sélection à l'instar du jeu sorti sur Wii.
 Sorti il y a dix ans, Luigi Mansion's avait été conçu pour être affiché en 3D sur Gamecube. Faute d'écran supportant la 3D cette option n'avait jamais été activée et était restée méconnue jusqu'à peu. Luigi Mansion 2 sera disponible sur 3DS et exploitera bien entendu les capacités de la belle. Au programme encore une fois de la chasse de fantômes, toujours armé de son aspirateur et d'une lampe torche. Luigi aura pour mission de visiter plusieurs maisons hantées dans lesquelles plusieurs types de fantômes se cachent, chacun possédant son point faible. La démo donne l'image d'un jeu semble agréable quoiqu'un peu répétitif.
C'était également pour moi la première occasion de tester le nouveau Zelda : Skyward Sword. Concernant la maniabilité du jeu elle est bien meilleure que lors de la laborieuse présentation de Miyamoto sur la scène de l'E3 l'an dernier, fluide et intuitive le stick analogique du nunchuck permet de contrôler les déplacements de Link tandis que les mouvements faits avec la télécommande Wii ou le nunchuck permettent de parer une attaque ou frapper avec l'épée. La fluidité de reconnaissance est permise par le Wii Motion Plus ou la toute nouvelle télécommande Wii Plus.
J'ai d'abord pu tester un donjon et, comme dans tous les jeux de la saga Zelda, il est nécessaire de résoudre diverses énigmes pour progresser. Link pourra se servir de nouveaux objets tels qu'un scarabée volant qui à l'instar du boomerang offre la possibilité de collecter des objets inaccessibles directement.

 
Après un boss, dont j'ai passablement oublié le nom, le troisième passage présenté était aérien. Enfourchant un oiseau Link se livre à une course poursuite dans les airs. Visuellement beau, le style graphique du jeu se situe entre The Wind Waker et Twilight Princess, moins celshadé et plus détaillé que Wind Waker mais n'adoptant pas totalement le réalisme de Twilight Princess. La sortie du jeu est prévue pour le dernier trimestre de cette année.
Le nouveau Super Mario pour 3DS est un tout nouvel épisode, contrairement à la version 64 qui n'avait été qu'un remake sur DS. L'action dans le jeu est par moment en 2D à la manière d'un New Super Mario Bros. mais restera plus globalement en 3D comme l'est Super Mario Galaxy. Le jeu marque le retour des costumes comme celui de Tanuki apparu dans Super Mario Bros. 3. La présence d'autres costumes a également été confirmé cependant nous ne savons pas encore ceux que Mario revêtira. Comme sur New Super Mario Bros. les objets récoltés peuvent être stockés s'ils ne sont pas nécessaires. Ce Super Mario 3DS est annoncé pour la fin de l'année.
Metal Gear Solid 3D, le remake de Snake Eater sorti sur PS2 était enfin jouable. Le jeu est magnifique mais si les déplacements de Solid Snake sont plutôt bons, le système de contrôle de la caméra avec les boutons ABXY est réellement déconcertant.
 Le très prometteur RPG Xenoblade Chronicles est prévu pour le 2 septembre. Le jeu est plutôt mignon graphiquement pour la Wii, les environnements sont vastes, riches, les musiques composées par Yasunori Mitsuda et Yôko Shimomura sont exquises. La guerre entre Bionis et Mechonis, les deux mondes de Xenoblade, fait rage et votre équipe rejoindra les forces de Bionis.
Parmi les autres jeux présentés Starfox 64 3D, très similaire à la version DS mais est évidemment amélioré sur la plan graphique et propose de nouveaux contrôles comme l'utilisation du gyroscope de la console. 4 joueurs pourront s'affronter simultanément avec une seule cartouche. Le jeu sortira le 11 septembre 2011. Kirby était également présenté, malheureusement le jeu était en japonais et… je n'ai absolument rien compris ni eu le courage de m'acharner dessus. Toujours en japonais mais cette fois ci inutile de parler la langue : Rhythm Paradise sur Wii. Peu de surprise ici, le jeu est basé sur le rythme. Soit on l'a et tout se passe bien, soit on l'a pas et on galère. J'étais dans le second cas. La réalisation des mini jeux sont toujours dignes d'un Wario Ware.

Cette présentation des jeux exposés à l'E3 s'est illustrée par une grande absente, celle dont on ne sait pas grand-chose, tout juste son apparence : la Wii U. Il m'a donc été impossible de poser les mains sur la tablette-contrôleur mais gageons que Nintendo nous propose bientôt un essai de la machine.

vendredi 12 décembre 2014

Star Ocean : The Last Hope International

La mauvaise nouvelle pour les uns : Star Ocean : The Last Hope International est pratiquement le même jeu lancé il y a un an sur Xbox 360. Autrement dit, vous n’avez aucune raison valable de vous procurer cette nouvelle version si vous avez déjà essayé/terminé la version Xbox 360. La bonne nouvelle pour les autres : Star Ocean : The Last Hope est un des rares bons jeux de rôles sur PlayStation 3 (à ce jour) qui mérite votre attention.

Ce n’est certainement pas à cause de son intrigue moyenne que TLH recevra des accolades. Le jeu est en fait un prologue à la série et j’ai bien apprécié sa prémisse, simplement parce qu’elle est plausible. Il raconte la destruction de la vie sur Terre, après qu’un conflit entre des superpuissances eut déclenché une cascade d’attaques nucléaires. Il est seulement possible d’y vivre sous terre, jusqu’à ce qu’une technologie facilite l’exploration spatiale. Les humains survivants créent alors la SpaceReconnaissance Force afin d’explorer la galaxie pour y trouver une nouvelle planète habitable. Un bon départ. L’histoire devient par la suite générique, dès le moment où vous vous écrasez sur une planète et que vous découvrez qu’une race extra-terrestre désire prendre le contrôle de la galaxie. Les clichés s’enchaînent alors et certains revirements sont maladroitement expliqués par une science tordue. Dommage.

Il y a aussi un clivage énorme entre le sérieux de la mission et la maturité des personnages à qui elle a été confiée. Vous incarnez initialement Edge Maverick et Reimi Saionji, deux adolescents un peu attardés qui enchaînent les conversations plutôt honteuses. On comprend plus tard pourquoi ils ont été choisis, mais ça n’explique pas pourquoi ils ont été si mal préparés. La situation ne s’améliore pas du tout quand vous ajoutez des membres à votre équipe. Lymle est à peine débarrassée de ses couches. Sa voix fera sacrer plusieurs personnes. Pour ma part, j’ai trouvé ça plutôt adorable. Par contre, à chaque fois que le jeu introduisait un nouveau personnage de sexe féminin, mes oreilles n’en croyaient pas leurs yeux. Oui, la phrase précédente ne fait aucun sens. Welch, un personnage non-jouable, est carrément débile et sa voix est pire que des ongles de doigts sur un tableau. Meracle, une fillette-chat, est tout aussi insupportable. Croyez-le ou non, il y a pire encore. Sarah, de la race des Featherfolk, vous pousse pratiquement à utiliser les voix japonaises, quitte à ne rien comprendre sans sous-titres. Ajoutez à cela les nombreux moments forcés où les créateurs tenaient à mettre l’emphase sur les jupes courtes de ces fillettes. Je deviens peut-être trop vieux pour supporter ce type de jeux de caméra.

La force de Star Ocean
The Last Hope est véritablement le gameplay. D’abord, explorer les planètes est un plaisir coupable, surtout que les développeurs ont placé des trésors et des endroits où creuser un peu partout sur la carte. Les ennemis sont visibles à l’écran et il est possible de les éviter la plupart du temps. Retourner sur ses pas n’est donc pas trop éreintant. Forêts, corridors, plages, montagnes enneigées, petits villages, grandes villes, châteaux et vaisseau futuriste sont tous des exemples d’environnements à explorer. La diversité est au rendez-vous. La beauté aussi, plus souvent qu’autrement. Il y a bien quelques endroits qui manquent d’inspiration et de finition, mais ce n’est pas le norme. Les objets que vous ramassez permettent, avec d’autres ingrédients et minéraux, de créer vos armes/objets/repas/potions/etc. Le concept vous pousse à explorer, tout en demeurant totalement facultatif. Le seul défaut est que vous devez visiter Welch pour combiner vos éléments. Il est aussi important de mentionner que les points de sauvegarde sont parfois très éloignés ou alors ce sont les séquences vidéo qui sont longues. L’idéal est vraiment d’effectuer des sessions d’au moins une heure pour ne pas être pressé par votre horaire.

Et il y a surtout les combats. Comme je viens de le mentionner, ils sont déclenchés lorsqu’un ennemi entre en contact avec votre personnage. Ensuite, contrairement à la plupart des RPG japonais, les combats sont en temps réel. Ils rappellent fortement ceux de la franchise Tales of, avec quelques nuances et améliorations. La plus grande force est de pouvoir contrôler un personnage ou un autre à tout moment. Ainsi, les combats sont presque toujours uniques. Personnellement, quand je commençais à maitriser un personnage, je me concentrais sur le suivant. Quand le cycle était terminé, je revenais au premier personnage, qui avait alors une série de nouvelles habiletés contre des ennemis plus coriaces. Chacun a un style différent. Edge est idéal au corps à corps, rapide et assez puissant. Reimi est aussi rapide, mais elle se bat à distance avec son arc. Lymle est vulnérable, et elle sert beaucoup à guérir vos collègues. Et ainsi de suite.

Pendant que vous contrôlez un personnage précis, les autres héros sont contrôlés par l’intelligence artificielle et le résultat est assez bon. Il est possible de leur donner un ordre général, comme de rester loin des ennemis ou encore de foncer dans le tas. Parfois, le tout devient un peu chaotique, mais il est possible de reprendre son souffle en ouvrant un menu en appuyant sur un seul bouton. Quelques subtilités font aussi toute la différence. Il y a notamment les manœuvres de type Blindside qui permet de confondre votre ennemi et de l’attaquer par derrière. Elles requièrent un peu de pratique et de réflexe. Il y a aussi une planche formée d’hexagones à la droite de l’écran. Il est possible de remplir cette planche avec des couleurs qui représentent des bonis. Par exemple, si vous tuez une créature en utilisant seulement vos attaques spéciales, une pastille rose s’ajoutera. Cette dernière vous donnera 1% de vos points de vie/de magie à la fin de chaque combat. Plus vous en avez, plus ce pourcentage augmente.

Maintenant, la question que plusieurs se posent : qui a-t-il de nouveau dans cette version International ? Rien pour écrire à sa mère, à mes yeux. Il y a d’abord et surtout les voix originales en japonais. Cette trame permet d’éviter les voix anglaises insupportables, surtout celles des dames. En même temps, se fier sur les sous-titres n’est pas nécessairement une meilleure expérience. À noter que vous pouvez les mettre en français. Parmi les autres changements, sachez que tout se retrouve sur un seul disque, avec une installation obligatoire. Par conséquent, pas besoin de changer de disque comme sur Xbox 360 ! Visuellement, il est maintenant possible d’afficher les portraits des personnages en utilisant deux styles différents. Celui par défaut est plus moderne, l’autre plaira aux fans d’animes. Plutôt mineur à mon avis. Les créateurs ont aussi modifié certains trésors, qu’il est maintenant impossible d’ouvrir avant d’avoir trouvé un objet bien précis. Puis, certains items ne peuvent plus être obtenus aussi tôt dans l’aventure, question de ne pas briser l’équilibre du jeu en permettant la création d’armes trop puissantes de façon hâtive. Il est donc beaucoup plus difficile d’abuser du système de créations. On aurait évidemment aimé une nouvelle planète, un nouveau donjon, quelques missions supplémentaires. Nada.

Jouabilité
Les combats et l’exploration, qui représentent 80% de l’expérience, sont des réussites. Bon, le jeu est linéaire, on aurait aimé davantage de points de sauvegarde pour éviter les sessions de plus d’une heure, mais ce sont des défauts assez mineurs dans l’ensemble. 17 /20

Scénario
La prémisse est intéressante, mais après une heure les clichés commencent à se succéder et l’intrigue devient un peu prévisible. De plus, les personnages, sauf une ou deux exceptions, ne sont pas vraiment aimables. 14 /20

Qualité graphique
La plupart des environnements sont très jolis. De plus, la diversité est au rendez-vous. Les animations des personnages auraient pu être mieux, tout comme les lieux intérieurs qui souffrent parfois de copier/coller. 16 /20

Qualité sonore
Rien de négatif à dire sur la musique, qui est très bonne sans être exceptionnelle. Par contre, les voix anglaises sont vraiment, mais vraiment irritantes. Au moins la trame japonaise vous permet de vous sauver, sauf que vous devrez composer avec ses sous-titres. 14 /20

Durée de vie
L’aventure principale est longue, suffisamment pour justifier le prix d’achat. Les à-côtés, comme les Trophées PSN, les Battle Trophies et les quêtes secondaires garderont l’attention des plus zélés pendant des dizaines d’heures supplémentaires ! 18 /20

N’y allons pas par quatre chemins. Star Ocean: The Last Hope International ne vaut pas la peine si vous avez déjà joué à la version Xbox 360. Les « nouveautés » sont minimes et les changements ont peu d’impact réel. Sinon, c’est un jeu de rôles tout à fait compétent, à condition d’accepter que l’histoire soit décevante après un début intéressant et que certains personnages sont mémorables pour les mauvaises raisons. Pourquoi vaut-il la peine? Tout simplement parce que le jeu est amusant, les environnements sont plaisants à explorer et l’aventure est assez longue pour justifier un prix d’achat élevé, surtout sur une console où les RPG ne couraient pas les rues avant de débuter cette année 2010.